Pas de résultat
Voir tous les résultats
Pioche!
Pas de résultat
Voir tous les résultats
Pioche!
Pas de résultat
Voir tous les résultats

Massive Attack publie un court film qui appelle l’industrie musicale à réduire son empreinte carbone

par Jean-Paul Deniaud
2 février 2021
Massive_Attack ©James Medcraft / UVA

©James Medcraft / UVA

Massive Attack s’attaque aux concerts lives pour diminuer leur importante empreinte carbone. Dans un court film, le groupe britannique retrace leur travail d’un an avec plusieurs partenaires, dont la ville de Liverpool, et invite l’industrie musicale à profiter de cette période de pause pour les imiter.

Cette année, le groupe britannique Massive Attack devait donner à Liverpool un concert inédit. Énergie propre, transports et nourriture raisonnés… L’événement aurait dû préfigurer un nouveau type de concerts plus éco-responsables. Las, épidémie de Covid-19 oblige, cette ambitieuse initiative n’aura pas lieu. Dans un court film, la bande de Robert Del Naja revient sur ce travail d’un an pour réduire l’impact carbone de leurs concerts live.

Nous avons donc initié ce changement nous-mêmes afin de montrer que c’était possible.

« En tant que groupe souvent en tournée, nous connaissions l’impact de cette industrie sur l’environnement », ouvre Robert Del Naja, alias 3D, fondateur du groupe britannique Massive Attack, en introduction du court film. Avant de poursuivre : « En 30 ans, nous avons fait en sorte de diminuer notre empreinte carbone, mais cela a toujours été un effort unilatéral. Nous savions qu’il fallait aller plus loin. »

La ville, meilleure alliée des événements durables ?

Dont acte. Fin 2019, Massive Attack annonçait par une tribune dans le quotidien The Guardian, le lancement d’une enquête sur l’impact carbone de leurs tournées. « Nous sommes arrivés à la conclusion que notre industrie ne pouvait pas, ou ne voulait pas, avancer suffisamment vite vers sa « décarbonisation ». Nous avons donc initié ce changement nous-mêmes afin de montrer que c’était possible. »

Pour se faire, le groupe britannique s’est allié au centre de recherche sur le changement climatique Tyndall, la société d’électricité verte Ecotricity, le festival The Good Business et la Ville de Liverpool. « Le meilleur partenaire n’était pas une salle ou un festival, mais une ville qui possède déjà toutes les infrastructures (électricité, transport, nourriture) pour diminuer l’empreinte carbone des événements », explique Robert Del Naja.

En raison de l’épidémie, le concert exemplaire planifié à Liverpool en 2020, n’a toutefois pu avoir lieu. D’où le souhait de retracer l’initiative en vidéo, laissant la parole aux différents collaborateurs (dont Claire McColgan, adjointe à la culture de Liverpool) pour inviter l’industrie culturelle à se réinventer, a fortiori en cette période de crise. « Le challenge pour toutes les industries créatives, c’est d’utiliser ce moment du Covid-19 pour imaginer des façons de faire des événements plus durables. Et nous pouvons utiliser notre créativité pour accélérer le changement. »

Depuis ses débuts en 1991, Massive Attack s’est régulièrement distingué par ses concerts politiques et militants. Pionnier du trip hop, le groupe de Bristol sortait en juillet Eutopia, un disque pointant l’urgence climatique, l’évasion fiscale et prônant le revenu universel.

Tags : Énergies renouvelablesÉvénementMusique

Les + lus

  • ©Edith Amsellem et Marguerite Ruggirello

    Aurillac : 6 spectacles engagés qui font de l’incontournable festival d’art de rue une scène de résistance

    0 partages
    Partage 0 Tweet 0
  • Luiz Braga : à qui appartient le droit de raconter l’Amazonie ?

    0 partages
    Partage 0 Tweet 0
  • « Bataille culturelle » : le festival La Manufacture d’idées, au croisement entre luttes sociales, écologiques et décoloniales

    0 partages
    Partage 0 Tweet 0
  • « C’est une même recherche de liberté » : Comment le festival Dharma Techno réunit les amoureux·ses de fête, d’écologie et de méditation

    0 partages
    Partage 0 Tweet 0
  • Repenser « nos liens avec le vivant » : « Groenland – Échos arctiques », la nouvelle bande dessinée de Lauriane Miara

    0 partages
    Partage 0 Tweet 0

Derniers articles

Certe Mathurin

« Les humoristes posent souvent des problèmes : ce qu’on dit, tu ne voulais pas l’entendre » – Certe Mathurin

Luiz Braga : à qui appartient le droit de raconter l’Amazonie ?

Luiz Braga : à qui appartient le droit de raconter l’Amazonie ?

Planète Boum Boum

Planète Boum Boum : « Au-delà du concert, on veut que notre venue donne plus de pouvoir aux gens pour agir ensemble »

Repenser « nos liens avec le vivant » : « Groenland – Échos arctiques », la nouvelle bande dessinée de Lauriane Miara

Repenser « nos liens avec le vivant » : « Groenland – Échos arctiques », la nouvelle bande dessinée de Lauriane Miara

©Edith Amsellem et Marguerite Ruggirello

Aurillac : 6 spectacles engagés qui font de l’incontournable festival d’art de rue une scène de résistance

Pioche!

© 2025 Pioche! Magazine

  • La newsletter Bonne Pioche!
  • Politique de confidentialité
  • Mentions légales

Pas de résultat
Voir tous les résultats
  • ✒️ Nouveaux récits
  • 🥕 Du champ à l’assiette
  • 🎪 Faire lieux
  • 🏃‍♀️🏃‍♂️ À l’aventure
  • 🎤 Grands entretiens
  • 🌿 La newsletter de Pioche!

© 2025 Pioche! Magazine

Ce site web utilise des cookies. En poursuivant votre navigation sur ce site, vous consentez à l'utilisation de ces cookies. Plus d'infos. our https://piochemag.fr/mentions-legales/.