Pas de résultat
Voir tous les résultats
Pioche!
Pas de résultat
Voir tous les résultats
Pioche!
Pas de résultat
Voir tous les résultats

Le navigateur Yvan Bourgnon a imaginé un immense voilier pour collecter les déchets plastiques en mer

par Calixte de Procé
27 janvier 2021
Manta

Le futur Manta © The SeaCleaners

Le 26 janvier, le navigateur Yvan Bourgnon, à la barre de l’association The SeaCleaners, a présenté la version définitive du Manta, un voilier conçu pour collecter et traiter les déchets plastiques en mer. Mise à l’eau prévue en 2024.

Chaque minute, 17 tonnes de déchets plastiques sont déversées dans les océans. L’ONU est formelle : si aucune mesure n’est prise, en 2050, il y aura plus de déchets plastiques que de poissons dans les océans.

Partant de ce constat, l’aventurier et navigateur Yvan Bourgnon a créé l’association The SeaCleaners en 2016. Et pour agir au quotidien contre la pollution plastique, celui que l’on appelle parfois le Gladiateur des mers a réfléchi à un catamaran capable de collecter les déchets en mer et le long des côtes.

À lire : en Bretagne, 4 marins lancent une liaison maritime permettant de relier Quiberon à Belle-Île à la voile

Après trois ans de recherche et de développement, Yvan Bourgnon a présenté la dernière version de ce futur bateau, le Manta. Un immense « bateau-usine » de 56,5 mètres de long pour 26 mètres de large, capable de collecter entre une et trois tonnes de déchets par heure. Usine car le Manta sera également capable de gérer à bord 100% des déchets plastiques collectés. Ils seront triés, traités et transformés en énergie.

Sur le pont, le plastique transformé en énergie

Ainsi, ces déchets permettront au Manta de fonctionner « 75% du temps en moyenne de manière autonome, sans utiliser d’énergie fossile ». Le reste du temps, la propulsion du navire sera assurée par un système hybride combinant 1 500 m² de voiles et près de 500 m² de panneaux solaires.

Le navire interviendra principalement en Asie, en Afrique et en Amérique du Sud, sur « des secteurs stratégiques où la pollution plastique marine est particulièrement dense : zones côtières, rivières, embouchures des grands fleuves et estuaires ». Le Manta sera en opération 300 jours par an. Chaque mission durera jusqu’à trois semaines. Elle sera suivie d’une semaine à terre pour décharger les déchets collectés qui n’ont pas été transformés en énergie et les confier aux circuits de recyclage locaux.

Le futur navire sera mis à l’eau en 2024 et pourra traiter « 5 000 à 10 000 tonnes de déchets plastiques par an ». Par ailleurs, en plus de nettoyer les océans, le Manta recevra du public à bord pour des opérations de sensibilisation et d’éducation et accueillera des missions scientifiques internationales.

Tags : EnvironnementOcéanRecyclage

Les + lus

  • Dharma Techno ©TIAGO ROSARIO

    « C’est une même recherche de liberté » : Comment le festival Dharma Techno réunit les amoureux·ses de fête, d’écologie et de méditation

    0 partages
    Partage 0 Tweet 0
  • Aurillac : 6 spectacles engagés qui font de l’incontournable festival d’art de rue une scène de résistance

    0 partages
    Partage 0 Tweet 0
  • « Bataille culturelle » : le festival La Manufacture d’idées, au croisement entre luttes sociales, écologiques et décoloniales

    0 partages
    Partage 0 Tweet 0
  • L’art « avec » et non « pour » : la révolution silencieuse (et fragile) des « arts socialement engagés »

    0 partages
    Partage 0 Tweet 0
  • « Plus loin qu’ailleurs » : le voyage commence au coin de la rue avec la dernière BD de Chabouté

    0 partages
    Partage 0 Tweet 0

Derniers articles

Luiz Braga : à qui appartient le droit de raconter l’Amazonie ?

Luiz Braga : à qui appartient le droit de raconter l’Amazonie ?

Planète Boum Boum

Planète Boum Boum : « Au-delà du concert, on veut que notre venue donne plus de pouvoir aux gens pour agir ensemble »

Repenser « nos liens avec le vivant » : « Groenland – Échos arctiques », la nouvelle bande dessinée de Lauriane Miara

Repenser « nos liens avec le vivant » : « Groenland – Échos arctiques », la nouvelle bande dessinée de Lauriane Miara

©Edith Amsellem et Marguerite Ruggirello

Aurillac : 6 spectacles engagés qui font de l’incontournable festival d’art de rue une scène de résistance

Image issue de « Plus loin qu’ailleurs », la dernière BD de Chabouté

« Plus loin qu’ailleurs » : le voyage commence au coin de la rue avec la dernière BD de Chabouté

Pioche!

© 2025 Pioche! Magazine

  • La newsletter Bonne Pioche!
  • Politique de confidentialité
  • Mentions légales

Pas de résultat
Voir tous les résultats
  • ✒️ Nouveaux récits
  • 🥕 Du champ à l’assiette
  • 🎪 Faire lieux
  • 🏃‍♀️🏃‍♂️ À l’aventure
  • 🎤 Grands entretiens
  • 🌿 La newsletter de Pioche!

© 2025 Pioche! Magazine

Ce site web utilise des cookies. En poursuivant votre navigation sur ce site, vous consentez à l'utilisation de ces cookies. Plus d'infos. our https://piochemag.fr/mentions-legales/.