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Sur Instagram, le joli compte Bien Vu met en avant tous·tes les amoureux·ses de l’upcycling

par Calixte de Procé
6 février 2021
Upcycling, les Résilientes

Les Résilientes X Emmaüs Alternatives / © Francois Rouzioux

Toutes les deux semaines, les mordu·es d’upcycling se donnent rendez-vous sur Bien Vu, une nouvelle plateforme pour mettre en lumière ces artisans qui redonnent vie aux produits ou matériaux usagés. On y découvre des « Géo Trouvetou » inspirant·es qui ont fait de la créativité une arme contre le gaspillage et la sur-production.

« Depuis quelques temps, nous avions envie de lancer un projet toutes les deux. Nous sommes fascinées par les possibilités qu’offre l’upcycling, c’est-à-dire la création à partir de l’existant. Cette idée d’écologie créative, c’est quelque chose qui nous anime vraiment. » Lorsqu’on demande à Noémie et Flora de raconter la jeune histoire de Bien Vu, les deux co-fondatrices ne cachent pas leur enthousiasme. Si elles ont monté cette plateforme Internet, et un compte Instagram déjà populaire, c’est d’abord pour partager leur passion de ceux qui ont décidé de travailler autrement.

Apparu au milieu des années 1990, le terme « upcycling » se différencie du recyclage par sa dimension créative. « L’idée, c’est de se nourrir de contraintes pour faire quelque chose de mieux, de valoriser les matières, d’en faire quelque chose de plus précieux », expliquent-elles.

Des « fruits oubliés » deviennent liqueur

Depuis février 2020, Bien Vu part ainsi toutes les deux semaines à la rencontre de ces créateurs qui ont décidé de faire autrement à partir de l’existant. On y découvre entre autres Hugo Martin, qui récupère « les fruits oubliés » dans les jardins du Perche pour produire les liqueurs Couine Cochon ; Bruce Ribay et Guillaume Galloy de Noma, éditeur de mobilier et d’objets fabriqués à partir de matières recyclées et biosourcées ; ou Chloé Gray, fondatrice de Monti, qui confectionne des vêtements à partir de coupons de tissus provenant de maisons de luxe.

Une approche joyeuse et positive de la création

Pour les fondatrices Noémie et Flora, ces différents porteurs de projets ont en commun « une approche joyeuse et positive de la création ». Une énergie contagieuse qui procure au lecteur un enthousiasme particulier et bienvenu. « Nous ne voulions pas que Bien Vu soit dans une démarche moralisatrice. Au contraire, ces gens sont tous très inspirants. Ils montrent que les choses bougent, que la création peut être respectueuse de l’environnement. »

À lire : une marque conçoit des combinaisons de surf avec de la poudre de coquilles d’huîtres

Parmi les projets présentés sur Bien Vu, Flora retient surtout la rencontre avec Delphine Dénéréaz, dans son atelier marseillais. La créatrice récupère des tissus destinés à être jetés et les transforme en tapis-œuvres. « Delphine a une énergie incroyable et une créativité sans limite. Surtout, son discours est naturellement cohérent », se souvient-elle. Noémie a, quant à elle, été marquée par Eugénie deLarivière, designer et directrice artistique à la tête du studio de redesign Les Résilientes X Emmaüs Alternatives. « Eugénie est inspirante, à la fois dans la gestion de son projet et dans la créativité et l’exploration sans limite. Son projet a du sens, à la fois avec l’humain et avec la matière. »

Upcycling, Delphine Dénéréaz
Delphine Dénéréaz / © François Rouzioux

Bientôt dans les pages d’un magazine

Associez-vous avec la bonne personne

Toutes deux gardent en souvenir leur première rencontre avec Charlotte Dereux, fondatrice de la marque de vêtements « feel good » Patine. « C’est elle qui nous a réunies, se souviennent-elles. Nous étions toutes deux à l’un de ses talks, c’était un super moment. Elle a pris le temps de nous parler et nous a dit un truc essentiel : associez-vous avec la bonne personne. C’est ce qui nous a poussées à lancer Bien Vu. »

Aujourd’hui, Bien Vu attire de plus en plus de curieux à la recherche d’inspirations ou simplement d’une lecture synonyme de bol d’air frais. Le projet va d’ailleurs connaître une petite révolution puisqu’une collaboration avec le magazine Les Confettis est prévue pour la fin de l’année. « Nous allons sélectionner 12 objets upcyclés pour le numéro de décembre », annoncent Flora et Noémie. Une sélection à retrouver dans différentes librairies et concept-stores, maisons de presse et sur la boutique en ligne des Confettis.

Upcycling, Les Résilientes
Les Résilientes X Emmaüs Alternatives © François Rouzioux
Tags : ArtisanatConsommationinfluenceModeRecyclage

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