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Février sans supermarché : un grand challenge pour défendre les petits commerces

par Mathieu Dargent
8 février 2022
Février sans supermarché ©DR

©DR

Pour sa 6e année, le défi « Février sans supermarché » appelle à nouveau le consommateur à privilégier ses achats dans les commerces indépendants plutôt qu’en grande surface. Le challenge né en Suisse est désormais porté par plus de 50 000 personnes, et s’étend désormais jusqu’en Suède et en Tunisie. Avec des effets non négligeables sur l’économie locale.

Et si pendant un mois, on snobbait les supermarchés pour redécouvrir et soutenir les épiceries du quartier, les petits commerces locaux et la vente à la ferme ? C’est l’idée toute simple née près de Neuchâtel en 2017 et amplifiée par le média engagé En Vert et Contre Tout sous le nom de « Février sans supermarché ». Aujourd’hui portée par de nombreux groupes locaux, regroupant plus de 50 000 personnes, le challenge a conquis la France, la Belgique et le Québec mais aussi l’Espagne, la Tunisie ou la Suède.

Outre la défense des commerces locaux indépendants, l’opération vise à soutenir les petits producteurs, favoriser la vente en vrac,  « repeupler les marchés » ou encore « essayer de nouvelles habitudes de consommation et les adopter toute l’année », détaille Leïla Rölli, la fondatrice d’En Vert et Contre Tout.

« Si on est beaucoup à le faire, ça fait son effet »

Pour elle, le défi permet aussi de s’opposer au sur-emballage, à l’importation à outrance, et aux politiques de prix « qui écrasent les petits producteurs et tuent le commerce de proximité ». Un mouvement bienvenu à l’heure du débat sur le prix de la baguette en grande surface – 0,29€ chez E.Leclerc, tout de même – et les conséquences de l’alimentation low cost pour la santé et l’environnement.

« Il ne s’agit pas d’un boycott total, prévient toutefois  Leïla Rölli, l’essentiel est de soutenir le circuit court au mieux de ses possibilités et de son lieu d’habitation. » Pour les plus éloignés des petits commerces, privilégier l’achat de son pain en boulangerie, son café au bar du coin, ou s’informer sur les ventes à la ferme de sa région sont déjà des gestes qui comptent. « Si on est beaucoup à le faire, ça fait son effet », lance-t-elle, citant même certaines épiceries déclarant avoir augmenté leur chiffre d’affaire de 10 à 25% durant le mois de février.

Voir la liste des groupes Février sans supermarché près de chez vous.

Tags : AgricultureCitoyennetéConsommation

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