14 000 étudiant·es et 6 000 professeur·es de l’Université de Barcelone devront suivre un cours sur le changement climatique et ses conséquences à partir de 2024. C’est la première fois qu’un programme d’une telle ampleur est mis en œuvre dans un établissement d’enseignement supérieur.
Des initiatives ponctuelles, portées par différents établissements d’enseignement supérieur, existaient déjà partout dans le monde. Mais c’est la première fois que la question climatique fait son entrée de manière si massive dans les programmes d’une université. L’Université de Barcelone a en effet annoncé qu’elle dispenserait un cours obligatoire à ses étudiant·es ayant pour thème le changement climatique et ses conséquences.
Les premiers cours seront donnés d’ici 2024, et concerneront les étudiant·es de licence et de doctorat, pour un total de 14 000 personnes. À ce chiffre, on doit également ajouter les 6 000 enseignant·es de l’université, qui suivront un programme de formation sur les questions climatiques. Une façon pour l’Université de Barcelone de montrer qu’elle est « pleinement engagée à œuvrer à l’éradication des causes de l’urgence climatique et à atténuer ses conséquences, selon un communiqué cité par le journal anglais The Guardian.
Une forte pression des étudiants
Il ne s’agira pas de cours anecdotiques et ponctuels, puisqu’ils devraient durer environ 50 heures par année universitaire. Leur contenu n’est pas encore fixé, et il fera l’objet d’une discussion entre des professeurs spécialistes du changement climatique et de ses conséquences. L’université a notamment cité le nom de Jofre Carnicer, l’un des auteurs des rapports du GIEC, qui enseigne à Barcelone. Ce conseil sera également composé de représentant·es étudiant·es, qui auront donc leur mot à dire sur le contenu des enseignements.
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Le journal précise que c’est la mobilisation des étudiant·es qui a poussé l’Université de Barcelone à prendre cette décision. En effet, des étudiant·es réunis sous la bannière du collectif End Fossil Barcelona avaient entamé une occupation du campus qui a duré sept jours. Preuve en est que les lignes peuvent bouger si l’on se mobilise avec assez d’ardeur.






